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L’autoconsommation individuelle

Principes généraux

L’autoconsommation individuelle consiste à consommer pour ses propres besoins l’énergie solaire produite sur site. Cette approche repose sur le principe du « flux naturel de l’électricité »: l’électricité suit le chemin le plus court entre la source de production et le récepteur (consommateur) le plus proche.

Dans cette situation, la centrale de production est raccordée directement sur la tableau électrique général du bâtiment consommateur. L’énergie produite va alors alimenter les consommateurs dès lors qu’il y a une adéquation temporelle entre la production et la consommation. Si la production est en excès, le surplus sera injecté. Si la production n’est pas suffisante, le complément viendra depuis le réseau.

Valorisation du surplus

Estimation du surplus

La première question qui se pose est souvent: est-ce que j’aurai du surplus? La réponse n’est pas évidente mais la règle macroscopique est la suivante:

– si votre consommation annuelle est au moins 10 fois supérieure à votre production, il est probable que le surplus sera assez faible.
– si votre consommation est au moins 10 fois inférieure à votre production, il est certain que le surplus sera d’au moins 90%.

Dès lors que la capacité de production et de consommation annuelle sont du même ordre de grandeur, il faudra passer par une étude énergétique. La société WATT dispose pour cela d’outils et des agréments nécessaires auprès de ENEDIS. L’analyse consiste à récupérer votre courbe de consommation et à estimer la courbe de production solaire. A partir de ces éléments, on peut déduire le taux d’autoconsommation et se diriger vers un bilan économique plus précis.

Vente du surplus

Dès lors que du surplus existe, plusieurs options s’offrent à nous:

  • Brider l’injection de l’installation. Cela implique un paramétrage de son onduleur et la pose d’un compteur au niveau du point de raccordement. On va donc limiter la puissance produite de l’installation pour ne produire que ce dont a besoin le bâtiment: une hérésie !
  • Vendre son surplus à EDF OA (contrat avec garantie étatique). Pour cela la centrale solaire ne doit pas être au sol et elle doit être posée par un professionnel disposant de la qualification RGE. Le tarif d’achat est publié chaque trimestre par la CRE.
  • Vendre son surplus à un fournisseur du marché libre. Dans ce cas, la durée et le tarif d’achat sont fixés librement entre l’acheteur et le producteur.
  • Vendre son surplus en local. Pour cela, il faut avoir trouvé un consommateur à proximité. C’est un circuit court énergétique qui améliore la rentabilité. Si tout n’est pas vendu en local, un des 2 acheteurs mentionnés ci-dessus (OA ou marché) achètera l’énergie résiduelle. Pour en savoir plus sur cette possibilité voir l’article: L’autoconsommation collective

Avantages

L’autoconsommation à l’échelle du bâtiment est la solution la plus pertinente aussi bien d’un point de vue technique qu’ économique.

  • Raccordement simplifié car ne nécessite pas un second compteur.
  • Fiscalité avantageuse car aucun coût de gestion du système électrique n’est répercuté sur la facture.

Limites

Techniques

La puissance de la centrale est limitée par la puissance de raccordement de consommation. Ceci est un frein si le potentiel solaire (puissance possible à installer sur la place disponible) est important au regard du raccordement disponible.

Le taux d’autoconsommation n’est pas toujours très important. Il conviendra donc de bien l’estimer et d’envisager des modèles pertinents de valorisation du surplus.

Réglementaire

La fiscalité de l’autoconsommation individuelle n’est valable que jusqu’à 1MWc. Au-delà, il faudra s’acquitter des frais d’utilisation du réseau public d’électricité (le TURPE).